Les principales fêtes au Japon



Le Japon est l'un des pays qui compte le plus de fêtes et de jours fériés. Toutes ces fêtes ont pour origine les religions bouddhiste et shintoïste. Comme un peu partout dans le monde, le dimanche est un jour où personne ne travaille mais si un jour férié tombe un dimanche, le lundi suivant est chômé. Par contre, toutes les fêtes ne sont pas fériées. Pour y voir un peu plus clair, voici une liste des fêtes nationales et régionales les plus connues.


Petit lexique

... shiki: cérémonie de...
... no hi: jour de...
... Matsuri: fête de...


Ganjitsu

Férié le 1er janvier

Le nouvel an ou le Ganjitsu était autrefois fêté au début du printemps mais depuis 1873, le Japon a adopté le calendrier grégorien. Le premier janvier est donc devenu le jour de l'an officiel du Japon. Pour ce jour de l'an, les japonais peuvent décorer la porte de leur maison avec un Kadomatsu ou déposer une offrande décorative, un kagami mochi (gâteau de riz géant), à l'intérieur de la maison.

Image de gauche : Des kadomatsu devant l'entrée de la maison des Toya dans Hikaru no Go

On peut également se rendre à un temple pour tirer un omikuji et voir sa prédiction de l'année. Les adultes peuvent donner un otoshidama aux enfants... C'est bien gentil, mais qu'est-ce qu'un otoshidama me direz-vous ? Un otoshidama, c'est de l'argent de poche (comme les étrennes chez nous).
Certaines personnes n'habitant pas dans une grande et ayant assez de place pour jouer dans leur jardin jouent au hagoita (voir Hagoita-ichi le 17 au 19 décembre pour les habitants de Tokyo).

Le soir, on mange un zoni (sorte de pot au feu contenant du mochi préparé la veille) avec toute sa famille.

Image de droite : Un kagamimochi à l'arrière plan en offrande dans Lamu


Dezomeshiki

Fête régionale qui a lieu à Tôkyo le 6 janvier

C'est le jour de la parade des pompiers dans les rues de Tokyo afin de faire la démonstration des nouvelles techniques de lutte contre le feu. Cette fête existe depuis l'ère Edo, époque durant laquelle beaucoup de maisons prenaient feu.

Image de gauche : Les pompiers de l'ère Edo dans Nishi muku Samurai


Kagamibiraki

Fête qui a lieu le 11 janvier

Ce jour là, on brise en mille morceaux le kagami mochi qui a durci, avec un marteau et on le mange en grillade avec de la sauce soja ou encore dans de la soupe au haricot rouge sucré ou salé. Personnellement, je trouve que sucré, c'est meilleur !

Image de gauche : Illustration tirée d'un magazine

Seijin no hi ou Seijinshiki

Férié le 2ème lundi de janvier

C'est fête de l'accession à la majorité: tous les jeunes adultes ayant eu 20 ans l'année précédente, se rassemblent pour fêter leur majorité (la majorité étant à 20 ans au Japon et non à 18 ans comme en France). Ils s'habillent généralement en kimono et une fête est organisée par la mairie de chaque village.

Image de gauche : Seijinshiki plutôt moderne dans Sailor Moon


Yukimatsuri

Fête régionale de Sapporo qui se tient début février

Comme il neige beaucoup à Sapporo, chaque année, depuis 1950, les habitants fêtent la neige en faisant plusieurs sculptures, modelages et autres objets artistique avec de la neige. Les bonhommes de neiges et les lapins de neiges sont créés par les enfants. Ce sera l'occasion pour les plus doués de démonter à tous leur talent en imaginant des œuvres plus élaborées.


Setsubun no hi

Fête ayant lieu le 3 ou 4 février

Fêté depuis le 8ème siècle, le Setsubun est une fête shintoïste qui a pour but d'éloigner les mauvais démons. Comme il l'est raconté dans le dossier mythologie, la terre où nous vivons est le premier niveau de l'enfer. Il est donc logique d'y trouver des Onis (démons). C'est pour les chasser que les japonais lancent une grosse poignée de haricots de soja (daizu) d'abord à l'extérieur de la maison en criant "oni wa soto !" ("les démons dehors !") puis ensuite à l'intérieur de la maison en criant "Fuku wa uchi !" ("le bonheur chez nous !"). Pour ceux qui habitent un appartement, le lancer de haricot se fait par la fenêtre (si le gardien veut bien, naturellement !).
Les haricots lancés dans l'appartement sont mangés par la suite et le nombre de haricots qu'une personne doit ingurgiter varie en fonction de son âge. Par exemple, si une personne a 8 ans, elle mangera 8 haricots, si elle a 58 ans, elle en mangera 58. Les haricots restants indiqueront le nombre de bonnes choses qui arriveront durant l'année. Il faut donc avoir une main immense pour avoir beaucoup de bonheur ! Mais comme chaque membre de la famille ou chaque personne vivant sous le même toit peut faire son propre lancer, ils pourront partager leurs bonheurs entre eux.


Image : Le lancer de haricots revisité dans Ranma 1/2


Koshôgatsu

Fête régionale de Nara entre le 3 et 15 février

Littéralement "le petit nouvel an", cette fête est à l'origine une fête bouddhiste. Il est dit qu'à l'origine, le dieu du feu, en colère, menaçait d'incendier la ville. Alors, les habitants sortirent tous de chez eux avec une lanterne rouge pour faire croire au Dieu que la ville était déjà en train de brûler. Par la suite, cette fête est devenue une fête plutôt artistique et on met des lanternes de toutes les couleurs et de toutes les formes partout dans la ville. Principalement fêté à Nara, le Koshôgatsu commence à se développer dans d'autres villes.


Kenkoku Kinen no hi

Férié le 11 février

Appelée aussi Kenkoku kinenbi, cette fête célèbre la création de l'Etat japonais mais c'est aussi l'occasion pour la population japonaise de rappeler son "amour" pour la patrie. Autrefois appelée Kigen-setsu, cette journée fut supprimée après la seconde guerre mondiale puis réintroduite en 1966 sous la pression populaire.


Saint Valentin

Le 14 février

C'est un événement très important au Japon. Le jour de la Saint Valentin, les filles offrent du chocolat (noir ou au lait, pas de chocolat blanc sauf en décoration) en gage d'amour. Généralement, les chocolats en forme de cœur symbolisent l'amour et les chocolats en forme d'étoiles, l'amitié.

Si on veut offrir des chocolats à quelqu'un qui est juste une connaissance ou un camarade de bureau, on choisira plutôt des chocolats ronds ou carrés. En revanche, ça ne se fait pas d'offrir des tablettes de chocolat. Dans beaucoup d'établissements scolaires, les cadeaux sont interdits le jour de la Saint Valentin pour ne pas faire trop de jaloux mais les filles trouvent toujours une solution pour enfreindre les règles.

Image de gauche : Les fille se ruent vers le garçon qu'elles aiment dans Izumi-chan to Izumi-kun


Hina matsuri

Fête se tenant le 3 mars

C'est la fêtes des poupées et des petites filles. La nuit précédant le 3 mars, on expose des poupées sur de petites estrades à plusieurs niveaux. Ces poupées se transmettent de génération en génération et sont rangées dans un carton tout le reste de l'année. Ces poupées représentent les personnages de la cour impériale.
Sur le niveau le plus haut, on trouve l'empereur et l'impératrice devant un paravent doré. Juste en dessous, sont disposées les 3 dames de la cour portant des flacons de saké. Ces trois dames représentent trois émotions: la colère, la tristesse et la joie. Plus bas, il y a 5 musiciens. Ensuite, il y a un niveau consacré aux ministres de gauche et de droite. Sur les niveaux inférieurs, on peut mettre les personnages que l'on veut puisque ces niveaux sont destinés au peuple. On peut donc y mettre les poupées qu'on aime bien, des figurines de personnages manga… etc mais traditionnellement, on met des poupées représentant des paysans avec un char tiré par des bœufs.

Image de gauche : Des sakura mochi dans Ranma 1/2

Ceux qui n'ont pas toutes ces poupées (Si on n'a pas eu la chance d'en hériter de sa famille, en acheter serait de la folie car ces poupées coûtent une petite fortune), peuvent se contenter de faire des personnages représentant le couple impérial en origami.

Cette fête remonte à l'époque Heian et pour célébrer le Hina matsuri, on boit du amazake (du sake sucré) avec des sushi, puis des sakura mochi si la famille a au moins une fille. Enfin, avant de dormir, la nuit même du 3 mars, on range les poupées car sinon, selon la croyance, la fille de la maison ne pourra pas se marier pendant une année.

Image de droite : Des poupées version Pokémon

White day

Fête se tenant le 14 mars

C'est le jour où les garçons ayant reçu des chocolats le jour de la Saint Valentin doivent répondre aux filles de la même manière.

Généralement, les chocolats offerts par les garçons sont des chocolats blancs. Si une fille a offert un chocolat carré à un garçon, ce garçon doit lui offrir un chocolat blanc carré même si celui-ci est fou amoureux de la fille en question et aurait souhaité lui offrir un chocolat blanc en forme de cœur. Par contre, si le garçon a reçu un chocolat en forme de cœur et qu'il n'aime pas la fille (après avoir fait plus ample connaissance avec elle, bien sûr, puisque s'il ne l'aimait pas depuis le début, il devait refuser son chocolat !), il ne doit rien lui offrir, même pas un tout petit bout de chocolat carré.

Image de gauche : Yuko mécontente dans XXX Holic


Shunbun no hi ou Higan no hi

Férié le 20 ou 21 mars

C'est une fête bouddhiste pour célébrer l'équinoxe de printemps. Ce jour là, on mange un botamochi (ou ohagi), sorte de boulette de haricot rouge.


Hana mi et Hana matsuri

Généralement le 8 avril

Hana mi signifie "regarder des fleurs". Le hana mi se déroule lorsque les cerisiers sont en fleurs, ce qui est généralement le cas début avril. Il existe un équivalent en automne, le Momijigari qui consiste à admirer les feuilles et leur changement de couleur. Cette coutume de regarder les fleurs, probablement importée de Chine, date du 8ème siècle. A l'origine, la floraison des cerisiers annonçait le début de la saison de plantation du riz et les paysans faisaient des offrandes au pied de ces arbres pour que la récolte soit bonne. C'est l'Empereur Saga qui transforma ce rituel en fête de contemplation des fleurs.

D'abord réservée à une élite (la cour impériale puis les samouraï), la pratique du hanami se démocratisa et les Japonais prirent l'habitude de pique-niquer sous les cerisiers en mangeant et en buvant du saké même si aujourd'hui, le sake est petit à petit remplacé par de la bière et les bento par des sandwichs. Mais la coutume de manger des hanami-dango en dessert n'a toujours pas changé.

Image de gauche : Un Hanami un peu spécial dans Ranma 1/2

Si le hanami peut se faire début avril, la mairie préparera dans sa ville un endroit consacré au hanami pour le 8 avril. Le jour du 8 avril, on célèbrera en même temps que le hanami l'anniversaire du Bouddha (le hana matsuri). Si le hanami ne peut se faire le 8 avril, le hana matsuri se fera seulement dans les temples bouddhistes.

Image de droite : Un hanami dango derrière le thé dans Naruto



Image ci-dessous : Un joyeux pique-nique pour le hanami dans Love hina




Golden week

Férié du 29 avril au 5 mai

La Golden week est vraiment une 'semaine en or' puisque les Japonais ont droit à une semaine de vacances. Cette semaine très chargée comporte 4 fêtes nationales:

- Le Shôwa ni hi (29 avril) où les japonais fêtent l'anniversaire de l'empereur Showa (Hirohito).

- Le Kenpo kinenbi (3 mai) pour commémorer la constitution.

- Le Midori no hi (4 mai) est la fête de la nature.

- Et enfin, le Kodomo no hi qui a lieu le 5 mai.

Image de gauche : Koi nobori dans Hikaru no Go

Le Kodomono hi est une fête consacrée aux jeunes garçons. Cette fête existe depuis le VIIIème siècle. On donnait alors aux jeunes garçons ayant l'âge de combattre une armure. Pour les autres jeunes garçons ou ceux qui avaient déjà leurs propres armures, on ne leur offrait rien du tout... Mais petit à petit, cette fête devint populaire et aujourd'hui, tous les petits garçons et petites filles (de 1 à 10 ans) ont le droit à un cadeau qu'ils vont échanger contre un coupon envoyé par la mairie dans des temples ou les conbini.

En règle générale, une famille composée d'au moins un fils de moins de 16 ans fête ce jour en mangeant un Kashiwa-mochi en dessert et en hissant sur leur cheminé des koinobori (drapeaux en forme de carpe). Si on habite un appartement et qu'on n'a pas de cheminé, un koinobori géant est dressé dans chaque temple du village. On peut donc éventuellement y emmener son drapeau pour le voir hissé avec les autres. Une carpe représentant un fils, si on a deux fils, on doit hisser 2 carpes, etc. On peut également hisser les carpes pour son voisin ou d'autres amis si ceux-ci n'ont pas de place chez eux. Les carpes symbolisent la force, le courage et la persévérance que doit avoir un garçon pour devenir un homme. Cependant, depuis le début du XIXème siècle, pour ne pas faire de jaloux, il est dans les habitudes de hisser une carpe pour chaque personne de la famille : une grande carpe noire pour père, une carpe rouge de taille moyenne pour la mère et d'autres carpes de petites tailles de toutes les autres couleurs pour les enfants.


Sanja matsuri

Fête régionale de Tokyo qui se tient le 3ème week-end de mai

Cette fête se déroule au temple d'Asakusa depuis 1312. Durant cette cérémonie, on célèbre trois kami qui ont permis aux japonais de découvrir le bouddhisme. Ces trois kamis sont Hinokuma Hamanari, son frère Hinokuma Takenari et Hajino Nakamoto. On dit que les deux frères étaient pêcheurs et qu'un jour en l'an 628, dans leur filet de pêche, ils attrapèrent une statuette de Kannon (cf. page sur la mythologie japonaise). Ne sachant pas de quoi il s'agissait, ils allèrent voir Hajino Nakamoto qui leur enseigna le bouddhisme.

Pour cette fête, trois mikoshi (voir o-mikoshi, en plus bas) sortent du temple et chaque mikoshi représente un des trois kami.

Image de gauche : Un mikoshi dans Yamato Nadeshiko Shichi henge


Koromogae

Le 1er juin

Il ne s'agit pas vraiment d'une fête mais il est dans la tradition japonaise de changer de garde robe le 1er juin et ce depuis le VIIIème siècle. Ce jour là, on fait un grand ménage mais aussi, dans certaines villes, une brocante est organisée et on vend les objets qu'on n'utilise plus. Cette journée se caractérise aussi par le passage des uniformes à manches longues aux uniformes à manches courtes. On adoptera de nouveau les habits d'hiver le 1er octobre.

Image de gauche : Changement d'uniforme dans Suzumiya Haruhi no Yûutsu


O-mikoshi

Evènement se déroulant entre juillet et août

Pour ne pas qu'il y ait des Miksohi à deux endroits différents au même moment, les temples se mettent d'accord entre eux du jour où les mikoshis sortent de chez eux durant cette période. Un Mikoshi est un temple miniature (assez lourd) qui représente un kami célébré dans le temple où il est gardé mais bien entendu, tous les temples ne possèdent pas leur propre Mikoshi.

Une fois par an, en été, le Mikoshi est soulevé par des habitants volontaires pour faire le tour de la ville ou du quartier selon la superficie du lieu et de la notoriété du temple. On peut joindre le défilé de Mikoshi quand on veut. Tout le monde peut participer librement.
Le jour où les Mikoshi sortent du temple, des stands comme pour des fêtes foraines font leur apparition devant le temple sans kami (car le kami est dans le Mikoshi qui est en train de faire le tour de la ville). Ces stands sont là pour garder le temple durant l'absence du kami, pour ne pas qu'un mauvais esprit s'introduise dans le temple.

Image ci-dessus : Des stands désertiques dans Yamato Nadeshiko Shichi henge


Tanabata matsuri

Le 7 juillet

Durant cette fête, des stands sont ouverts dans tous les temples. C'est la fêtes des étoiles et le jour où les vœux se réalisent. Ce jour là, on décore des feuilles de bambou avec un tazaku où l'on écrit nos souhaits ou le nom de la personne qu'on aime. On peut acheter ces bambous et les tanzaku au temple le plus proche. Une fois les vœux écrits, on le dépose dans le temple. La nuit même, le moine du temple va faire brûler le tout et on dit que les vœux devenus cendres montent vers le ciel où les étoiles vont réaliser nos souhaits...

Image ci-dessus : Le tanabata dans Ranma 1/2

A l'origine de cette fête, se trouve une légende chinoise qui a plusieurs versions mais dont la plus connue est la suivante : Un jour la déesse Orihime tomba amoureuse d'un paysan nommé Hikoboshi. Orihime descendit sur terre et se maria avec le paysan et eut deux enfants: un garçon et une fille.
Mais les dieux, ne voulant pas de cette union, récupèrent Orihime et la ramenèrent dans le ciel.
Triste mais pas désespéré, Hikoboshi garda l'espoir de retrouver sa bien-aimée après sa mort mais même lorsque cette dernière survint, les dieux décidèrent que les deux amants ne pourraient jamais se revoir: ils avaient crée la voie lactée, une rivière d'étoiles que ni la déesse, ni le paysan ne pouvait traverser sans risque de se faire emporter. Alors tous les deux, très tristes, pleurèrent durant des siècles. Les dieux finirent par avoir pitié et ils donnèrent l'autorisation à Orihime d'aller voir son mari une fois par an. Ce jour là, la déesse est tellement heureuse que son vœu le plus cher (voir son mari) se réalise, qu'elle a décidé d'exaucer tous les vœux des gens sur terre.


O-bon

Selon les régions du 13 au 16 juillet ou du 13 au 16 août. Congés non payés.

C'est la fête des morts. On dit que durant cette période, les morts reviennent dans le monde des vivants pour voir leur famille. Les gens de la ville rentrent dans leur village natal pour voir leur famille: durant la période du o-bon, toute la famille est généralement réunie.

Il y a une fête le 13 pour dire bienvenue aux esprits et une autre le 16 pour leur dire adieu. Généralement, on se rend sur la tombe de ses ancêtres le 13 pour que leurs esprits puissent aller là où la famille est réunie. En effet, si la grand-mère décédée ne sait pas que ses enfants ont déménagé et que personne ne va la chercher devant sa tombe, elle ne pourra pas passer le o-bon en famille et elle va soit devoir rester toute seule devant sa tombe, soit se perdre en essayant de chercher la nouvelle demeure. On dit que ces esprits abandonnés par leurs familles deviennent tristes et que, souvent, leur tristesse peut être source de malheurs pour les membres de la famille restés vivants car ils se vengent de leur abandon.

Image de gauche : Bon-odori dans Anna-san no omame

Le 13, la réunion familiale est très joyeuse et dans chaque ville et village, un endroit (parc ou temple) est aménagé pour le bon-odori: une danse traditionnelle qui se fait autour d'un grand échafaudage où des musiciens frappent de toute leur force sur un tambour géant (wadaiko). Le 16 est une journée triste car les esprits rentrent dans le royaume des morts. Pour les accompagner dans leur long chemin, on dépose une petite lanterne en papier dans le cours d'eau le plus proche.


Umi no hi

Férié le 3ème lundi de juillet

Umi no hi signifie "Jour de la mer". Depuis 1995, date à laquelle a été instauré ce jour férié, les Japonais ont pour habitude d'aller à la plage ce jour-là.


Hanabi taikai

Fête régionale de Tokyo le dernier samedi de juillet

C'est un concours de lancer de feu d'artifice. Les artisans se regroupent à Tokyo pour montrer leur meilleur feu d'artifice. C'est l'occasion pour les habitants de Tokyo de voir des feux d'artifices en amoureux ou encore d'acheter des senko-hanabi et passer la nuit entre amis.

Ce jour là, on mange généralement des pastèques et des glaces et on s'habille en yukata.

Image de gauche : Préparation des feux d'artifice dans Lamu


Images ci-dessous : Yamato Nadeshiko Shichi henge et Nana


Tsuki mi

Le 15 août

Tsuki mi signifie " regarder la lune ". Le soir du 15 août, on regarde donc la lune en mangeant des tsukimi-dango, des petites boulettes de riz. Les tsukimi dango sont généralement au nombre de 14 et disposées en forme pyramidale: 9 boulettes à la base, 4 au milieu et 1 au sommet.

Gakuensai

Entre septembre et novembre

Le Gakuensai était autrefois célébré dans les établissements scolaires le même jour que la fête de la Culture (voir plus bas) mais comme il y avait beaucoup trop de rivalité entre les établissements pour savoir qui allait accueillit le plus de visiteurs, les gakuensai se font désormais entre le 1er septembre et le 30 novembre. Durant une journée entière, l'établissement scolaire ouvre des stands tenus par ses élèves et accueille des visiteurs.

C'est l'occasion pour l'école de montrer à tout le monde ce que savent faire ses élèves. Les établissements scolaires organisent les gakuensai jusqu'au Lycée mais certaines universités le font aussi, notamment les universités agricoles et les universités scientifiques afin d'exposer leurs inventions. Les élèves sont normalement libres d'ouvrir le stand qu'ils souhaitent et ainsi, on peut découvrir des stands de cuisine aussi bien que des stands de maisons d'horreur.

Image de gauche : Fête du Lycée dans Fruits Basket


Keirô no hi

Férié le 3ème lundi de septembre

Fête des personnes âgées. Ce jour là tous les jeunes doivent être sympas avec les personnes âgées. Si ça fait longtemps qu'on a pas vu ses grands-parents, c'est l'occasion de se racheter et de leur rendre une petite visite.


Shûbun no hi

Férié le 22 ou 23 septembre

Jour de l'équinoxe d'automne.


Taiiku no hi

Férié le 10 octobre

Le Taiiku no hi est la journée des sports. Cette journée est organisée par les établissements scolaires et a pour but de faire pratiquer des activités sportives aux élèves avec leurs parents. Des jeux sont aussi organisés et c'est l'occasion pour les personnes d'une même famille de se retrouver et de s'amuser ensemble.

Si dans une ville il existe plusieurs établissements scolaires, le Taiiku no hi donne l'opportunité aux sportifs de participer à des tournois mais aussi de faire connaissance avec les élèves d'un autre établissement. Ce jour là, les établissements publics et privés se mélangent...

Image de gauche : Taiiku no hi dans Sailor moon


Bunka no hi

Férié le 3 novembre

Fête de la culture, célébrée depuis 1912. Voir Gakuensai plus haut. Le 3 novembre est un jour férié depuis l'ère Meiji mais au départ, ce jour était férié car il marquait l'anniversaire de l'empereur Meiji. C'est en 1912 qu'on a remplacé l'anniversaire par la fête de la culture. Cette journée est marquée par la distribution de récompenses dans le domaine artistique.


Kinrô kansha no hi

Férié le 23 novembre

Fête du travail.


Hagoita-Ichi

Fête régionale de Tokyo du 17 au 19 décembre

Un Hagoita est une raquette japonaise et Ichi veut dire marché. Durant cette période, à Tokyo, un grand marché de hagoita est ouvert et on y vend toutes sortes de raquettes. Contrairement aux raquettes de tennis, les hagoita sont faits entièrement de bois et la partie où l'on doit frapper la balle est ornée de dessins.

Beaucoup collectionnent les hagoita pour les utiliser comme décoration davantage que pour y jouer. Mais chaque année, des tournois de hagoita sont organisés. Les règles sont très simples: il suffit de faire des passes et si la personne n'arrive pas à renvoyer la balle, cette personne perd un point. Lorsqu'on perd un point, l'adversaire écrit ou dessine une chose sur le visage du perdant. Le plus dur dans ce jeu, c'est qu'on y joue habillé en kimono ou yukata ! Pas évident de bouger son corps ainsi vêtu…

Image de gauche : Hagoita dans Yamato Nadeshiko Shichi henge


Tennô tanjoubi

Férié le 23 décembre

En 1912, pour ne pas faire de jaloux entre les empereurs, une journée Anniversaire de l'Empereur a été décrétée. Le 23 décembre est l'anniversaire de tous les empereurs passés, présent et futurs, qu'ils soient nés ce jour-là ou non.


Noël

Le 25 décembre

Plus qu'une fête religieuse, c'est la fête des cadeaux et c'est l'occasion de donner des cadeaux à toutes les personnes qu'on apprécie.

Pour les hommes, c'est aussi le jour de la déclaration de leur amour à la fille qu'ils aiment.

Le tout premier Noël célébré au Japon a eu lieu en 1552 mais ce n'est qu'en l'an 1900 que cette fête s'est popularisée.

Image de gauche : Fête de noël dans Love hina


Ômisoka

Férié. Nuit du 31 décembre au 1er janvier

C'est la fin de l'année, le Ômisoka est le réveillon du nouvel an. Pour clore l'année, les Japonais font du mochi-tsuki afin de préparer le mochi pour le zoni du 1er janvier puis le soir, ils mangent du toshikoshi-soba (soba chaud avec une soupe, toshikohi voulant dire passer à l'année suivante) en écoutant les 108 coups de cloches sonnées par le temple du quartier. Certains japonais font aussi un ôosoji (grand ménage qui inclus un changement de décor et aération de tatami) chez eux pour que l'année suivante commence avec propreté...

Image de gauche : Mochi-tsuki dans Lamu

Image ci-dessous : Cloche du temple dans Lamu




Rubrique réalisée par Ikuko